La nature est, pour
les haïkistes, une source d’inspiration infinie. Au Japon, on appelle shinrin-yoku (« bain de
forêt ») l’activité de détente qui consiste à marcher en forêt. Des études
récentes suggèrent que les espaces verts ont un lien avec la santé : on
observe une amélioration de l’état émotionnel chez les personnes stressées et
un taux de mortalité moins élevé chez les personnes âgées qui demeurent près
d’un espace vert. (1)
« Il semble que
les bénéfices ne proviendraient pas uniquement de la tranquillité mais
également des composés organiques volatils émis par les arbres. Ces
phytoncides, ou huiles essentielles, auraient des propriétés antibactériennes,
anti-inflammatoires et même anticancérigènes.
Des études sont en
cours afin de comprendre l’effet de ces substances. Néanmoins, une large
analyse japonaise comprenant des participants de 24 communautés a déjà démontré
que l’environnement de la forêt diminue les facteurs d’inflammation, la
concentration en cortisol ainsi que la pression artérielle. » (2)
Selon Christophe
André, les balades en forêt entraînent également d’autres bénéfices tels
« une amélioration des réponses immunitaires dont l’effet persiste environ
un mois après deux jours de balade. » (3)
L’arbre
et la santé du coeur
L’arbre serait notre
meilleur allié contre la pollution, puisqu’il purifie l’air. En effet, il capte
le CO2 et donne de l’oxygène, en plus d’absorber le bruit. Dans Le Devoir du 31 mai – 1er
juin 2014, le Dr François Reeves parle même de « quantification des
risques » en matière de pollution et de santé : avec le taux de
pollution d’une ville, celui de l’industrialisation de son alimentation et le
degré de verdissement, on peut maintenant déterminer le taux de mortalité liée
aux maladies cardiovasculaires. Auparavant, on pensait que seules l’hérédité et
l’alimentation avaient une incidence sur ces maladies. On sait maintenant que
la pollution de l’air entraîne l’oxydation de nos artères.
On estime qu’en
augmentant le taux de verdissement de 25 %, dans une ville comme Montréal, tout
en diminuant la pollution, en favorisant les énergies vertes et le transport
actif, on réduirait de 25 à 75 % le taux de mortalité dû aux maladies cardiovasculaires.
Photo : © Roger Joannette
Références :
(2)
Lise
Gobeille, « L’arbre au cœur de notre santé », Le Devoir, 31 mai – 1er juin 2014, p. D6.
(3)
Christophe
André, Et n’oublie pas d’être heureux, Paris,
Odile Jacob, 2014, p. 225-226.
Pour en
savoir plus : François Reeves, Planète
Cœur. Santé cardiaque et environnement. Montréal, Éditions du CHU
Sainte-Justine et Éditions MultiMondes, 2011.