mercredi 5 novembre 2014

Octavio Paz


L’écrivain mexicain, Octavio Paz (1914-1998), lauréat du Prix Nobel de littérature en 1990, est l’auteur d’une œuvre considérable. Artiste engagé en politique, il lutte contre la violence, l’oppression, le fascisme. Il mène une carrière diplomatique en France, en Inde et au Japon. Le contact avec la culture japonaise l’amène, sans doute, à s’intéresser au haïku. Il publie Renga* chez Gallimard, en 1971, avec Jacques Roubaud (France), aussi membre de l’OuLiPo (Ouvroir de littérature potentielle), Edoardo Sanguineti (Italie) et Charles Tomlinson (Royaume-Uni).

En 1969, à Paris, Octavio Paz et ses trois amis passent cinq jours au sous-sol d’un hôtel parisien. La rencontre entre cette antique forme de poésie japonaise qu’est le renga et ces quatre poètes modernes de nationalités différentes donne naissance à un texte à références culturelles multiples. Dédié à André Breton, chef de file du mouvement  surréaliste, Renga doit être vu comme une métaphore du renku japonais, puisqu’il prend la forme d’une chaîne, non pas de haïkus ou de tankas, mais bien de quatre séquences de sept sonnets, en quatre langues. Cet ouvrage est aujourd’hui épuisé. Octavio Paz a également écrit des haïkus et il a produit des textes sur le haïku. On peut en lire certains, en espagnol, dans Internet.

Quelques extraits des haïkus d’Octavio Paz :

Contra el agua, días de fuego.
Contra el fuego, días de agua.

El sol es tiempo;
el tiempo, sol de piedra;
la piedra, sangre
.

Gentes, palabras, gentes.
Dudé un instante:
la luna arriba, sola.

Référence : Terebess Asia Online 


*Un renga ou renku est une chaîne de haïkus ou de tankas écrits par plusieurs poètes.


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