jeudi 17 janvier 2019

Premier haïku

J’ai déjà raconté, dans Paroles du Japon, qui reprend le titre du livre de Hugues Malineau, comment j’ai eu le coup de foudre pour le haïku, en 2000. J’ai lu, par la suite, plusieurs livres concernant le haïku et également les écrits de plusieurs auteurs, de toutes nationalités, que j’ai découverts, entre autres, sur le site HAIKU & CO, puis Haïku sans frontières, d’André Duhaime. Évidemment, comme le dit si bien Roland Barthes, « Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l’on s’imagine toujours pouvoir en faire soi-même facilement. » Tout en découvrant le haïku, mes premiers essais, le 10 juin 2000. En voici un, inédit :


plaintif et solitaire
le chant de la tourterelle
l’appel de l’été

J’ai aussi le souvenir du premier triparshva (renkuprésentant des règles particulières) bilingue auquel j’ai participé, en 2005-2006, avec le Britannique John Carley (1955-2014) comme sabakite ou meneur de jeu. Les autres participantes étaient Janick Belleau, Monique Parent et Danyelle Morin, Micheline Beaudry étant invitée à produire une intervention.

Ce renku a été produit par échanges de courriels. À tour de rôle, nous écrivions trois haïkus et le groupe choisissait le haïku final. Je me souviens d’avoir proposé, comme première participation :

sur ma table de travail
l’agenda
ouvert à la première page

Nous étions un premier janvier. Mon agenda m’attendait et commençait à se remplir, mais la première page était un jour férié, exempt de contraintes et de rendez-vous. Jardin d’hiver / Winter Garden a, par la suite, été publié dans la revue Gong d’octobre 2006 et dans le journal en ligne Simply Haiku, en anglais et en français au printemps 2007.


Paru dans Gong, Revue francophone de haïku #60, juillet-septembre 2018, p. 16.

Image : Hara, Asa no Fuji, Hiroshige, 1832. 
Source : The New York Public Library Digital Collection


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