samedi 28 janvier 2012

Tous les soleils

L’histoire de ce film de Philippe Claudel : un professeur de musique, veuf depuis quinze ans, consacre sa vie à sa fille adolescente. Parallèlement, il accompagne les patients d’un hôpital en leur faisant la lecture. Parmi ces lectures, des haïkus, qu’il lit à une femme en soins palliatifs. En entrevue pour « Dit d’Asie », en 2009, Philippe Claudel dit ceci :

« J’ai aussi depuis ces dernières années, un rapport un peu plus particulier avec la lecture de recueils de haïkus. Cette forme poétique m’intéresse beaucoup parce qu’elle est complètement inconnue dans notre poésie occidentale, où l’on n’a pas l’équivalent d’une poésie très brève, qui essaye de rassembler beaucoup de choses. Et donc cette forme de brièveté m’intéresse, comme le jardin japonais, qui, par analogie, cherche dans sa conception à rassembler l’univers, ou tout au moins à le symboliser. J’aime bien ce rapport-là, qu’on trouve dans notre culture occidentale à l’âge baroque, entre des éléments petits qui veulent symboliser les grands éléments, entre microcosme et macrocosme. »

Source : Dit d’Asie, « Le Dit de Philippe Claudel », Réalisé avec le soutien du Lycée franco-japonais de Tokyo et du Service culturel de l’Ambassade de France, 6 octobre 2009.

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