mercredi 27 juin 2018

Lire la poésie

Dans le bref essai, fort intéressant, de Jean-François Poupart, Lire la poésie, on peut lire ceci :

(…) Le XIXe siècle inventera aussi de nouvelles formes : le pantoum, emprunté au malais, le poème en prose et le vers libre, vraisemblablement inventé par Arthur Rimbaud dans deux poèmes des Illuminations : Mouvement et Marine, poèmes aquatiques, justement. Le XXe siècle n’est pas en reste, bien que, selon moi, seulement deux formes « nouvelles » furent proposées, soit le calligramme d’Apollinaire (il inventa le nom mais « La dive bouteille » de Rabelais serait le premier de cette forme) et le haïku japonais, dont l’imitation française ne respecta que rarement la règle originale fondée sur une suite de trois vers de cinq, sept puis cinq syllabes. Les autres inventions formelles sont du domaine de l’expérimentation : poésie blanche, poésie noire, interaction avec d’autres formes d’art, musique, peinture, happening, slam, performance, Web, etc.


Source : Jean-Marie Poupart, Lire la poésie, Montréal, Poètes de brousse, 2018, pp. 48-49.

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