mercredi 26 janvier 2011

Poésie brève

D’où vient l’intérêt pour les formes brèves, telles que le haïku? Dans le haïku, le message doit se suffire à lui-même. Il est à peu près délivré d’une interprétation subjective chez le lecteur et de la possibilité qu’il a habituellement de prendre du recul par rapport au texte. De ce fait, l’expérience épurée, relatée dans le haïku où chaque mot est utile, est à même de coïncider le plus possible dans l’esprit du lecteur avec l’instant vécu par le poète. C’est ce jeu, cette coïncidence qui suscite l’intérêt chez le lecteur et aussi chez le haïkiste. Le poète français Yves Bonnefoy, dans une conférence parle même d’une « capacité accrue de s’ouvrir à une expérience spécifiquement poétique. (…) Quand un poème adopte une forme brève, il se tourne déjà, de ce simple fait, vers ce qui peut être poésie dans notre rapport au monde. » [1]


[1] Yves Bonnefoy, « Le haïku, la forme brève et les poètes français », document en ligne.

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